exposition Véro Petit – jusqu’au 26 février

Véro PETIT (peinture)
Exposition du 7 janvier au 26 février

Vernissage
jeudi 7 janvier à partir de 19h

veropetit1 » C’est un état des lieux sur ce qui s’impose, un univers où l’individu devient victime. Je travaille l’idée de la menace, du temps suspendu, de l’oppression, du définitif, de l’inévitable, de l’impossibilité d’agir contre, des notions de liberté.
J’utilise des scènes déjà digérées par les medias et les restitue avec la même idée de surabondance, de (sur) information, de messages.
Peinture télévisuelle, je reçois les images que j’ingurgite comme le cocktail d’un shaker, puis les rejette dans un autre ordre, le graphisme se complique dans l’accumulation/profusion.
Afin d’éviter la toxicité de ces représentations, ma peinture agit tel un boomerang qui renvoie sur l’extérieur les images des medias que l’on avale quotidiennement, à la condition humaine se superpose une certaine idée du chaos et de la confusion.
Me réappropriant des images qui font partie de l’inconscient collectif, je les travaille à travers une démarche qui peut s’apparenter aux créations (discours) publicitaires, en raison de l’idée de propagande : l’affiche
Il s’agit de revenir à l’évènement littéral, de faire exister de nouveau  la puissance du regard, de retrouver le sens de l’image dans un laps de temps rapide, grâce à une simplicité de lecture.
Je tente à travers mes productions, de récréer des sensations, de provoquer des sentiments et de retisser un lien d’humanité, à travers l’idée de confrontation et de lucidité.  »
(Véro PETIT)

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EXPOSITION HOMMAGE A VERO PETIT

A Véro, une mère, une fille, une amie, une prof, irremplaçable.

Décider de faire cette expo s’est tout de suite imposé comme une évidence. Tu disais toujours que c’était très dur de montrer ton travail. Tu n’osais même pas dire ton travail « d’artiste ». Pourtant tu avais toutes les caractéristiques d’une artiste : la passion, la curiosité, la patience, et surtout le talent.

Dessiner, peindre, a toujours était pour toi un exutoire. Dans tes tableaux on retrouve les choses les plus terribles qui font notre monde, sa cruauté, sa misère, sa décadence, mais aussi celles qui le magnifient. La nature, les éléments, la musique, les hommes et aussi les Femmes. Ce monde que tu as créé te servait à dénoncer mais aussi, je crois à te décharger. Le résultat est percutant, parfois dérangeant, souvent très avant-gardiste. Tu défendais la liberté, à tous prix, la liberté des peuples, des femmes, des idées, cette liberté a pris un coup depuis que tu es partie. Tu dénonçais les religions et leurs extrémistes, je ne peux m’empêcher de pensais à toi aujourd’hui. Tu regardais, travaillais, avec les enfants, les jeunes au quotidien, et ça, ça te rendait heureuse. Car l’avenir c’est aussi eux, c’est aussi nous, tes proches. A qui tu as appris à ne jamais lâcher, à se battre quoi qu’il advienne, à s’arrêter cueillir une fleur dans un champ, à regarder l’horizon, à croire en ses rêves aussi. Tu m’as dit une chose un jour : Nous somme ce que l’on ose !

Aujourd’hui je veux montrer au monde ce que toi tu as osé être, ce que tu as osé peindre. Voilà pourquoi j’ai décidé d’exposer ton œuvre, car oui maman, ton travail est une œuvre.

A toi.

Ta fille, Lola.

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