ESPAGNE / FRANCE

Progression du projet 100%

Programme Erasmus+
KA1 – Mobilité des adultes
Porteur du projet : le COCU

Programa Erasmus+
KA1 – Educación de adultos
Coordinador: le COCU

Partenaires / socios
Mobilités / movilidades
Témoignages / testimonios

Avoir participé à la première mobilité en août 2014 pour découvrir la Festa Major de Gràcia, à la deuxième en février 2015 pour participer au Carnaval de Gràcia, et à la troisième pour le forum citoyen en juin 2015, m’a permis de vivre une belle expérience collective et d’améliorer mes perspectives professionnelles, de m’impliquer davantage dans les festivités carnavalesques européennes et pourquoi pas internationales.

J’avais l’appréhension du fait que je ne parle pas l’espagnol. Je me suis exprimée en italien, le langage catalan étant très proche de ma langue natale. J’ai pu mieux m’intégrer.

À notre arrivée, nous avons eu un accueil chaleureux et fraternel par la fondation Festa major de Gracià ainsi que de la population.

Dès le lendemain, nous nous sommes mis à les aider aux montages de ce qu’ils avaient préparé pendant toute une année. Nous avons également créé des décorations de fleurs, guirlandes, lustres… Cela nous a permis d’avoir des cours de formation sur leur savoir-faire avec la récupération du matériel de recyclage.

Aujourd’hui, je me sens la capacité d’aider en exposant mes motivations à la participation des activités, les compétences que j’ai acquises, la richesse de voir la création du projet à thème se concrétiser, les préparations au montage de ces gigantesques girafes, panthères… sans oublier M. Carnaval. Avoir le regard d’un enfant qui découvre ces créativités prendre forme par des mains d’artistes la plupart en herbe, avoir le plaisir de partager le savoir et savoir-faire, partager nos connaissances dans la convivialité et prendre du bon temps !

Dans les trois prochaines années, mon souhait est que le COCU et la Fondation de la Festa Major s’ouvrent davantage vers la formation de la jeunesse et des adultes.

Participar a la primera movilidad en agosto 2014 para descubrir la Festa Major de Gracià, a la segunda en febrero 2015 para participar al Carnaval de Gracià, y a la tercera para el foro ciudadano en junio 2015, me permitió vivir una magnifica experiencia colectiva y mejorar mis perspectivas profesionales, implicarme más en las festividades de carnaval europeas, y porque no internacionales.

Tenía miedo porque no hablo español. Hablé en italiano, el idioma catalán siendo muy cercano de mi lengua materna. Pude integrarme mejor.

Cuando llegamos, recibimos una acogida calurosa de la Fundación Festa Major de Gracià y de la población.

Tan pronto como el día siguiente, nos pusimos a ayudarlos a los montajes de lo que habían preparado todo el año. También creamos decoraciones de flores, guirnaldas, arañas… Nos permitió asistir a clases sobre la recuperación con material de reciclaje.
Hoy, me siento en la capacidad de ayudar hablando de mis motivaciones a participar en las actividades, las competencias que he adquirido, la riqueza de ver la creación del proyecto concretizarse, las preparaciones al montaje de estas gigantescas jirafas, panteras… sin olvidar el Sr. Carnaval. Tener los ojos de un niño que descubre estas creaciones nacer en las manos de artistas aficionados, tener el placer de compartir el conocimiento y la experiencia, compartir nuestros conocimientos en un contexto cordial, ¡y disfrutar!

En los 3 próximos años, mi deseo es que el COCU y la Fundación de la Festa Major se abran más hacia la formación de los jóvenes y adultos.

Tentative de description de l’esprit de la fête

Pour décrire la Fiesta Mayor de Gracia rapidement, les mots manquent. On peut essayer de dire qu’il s’agit d’une fête traditionnelle dont le coeur est constitué d’un concours de décorations de rue. Pour ma part je dirais plutôt qu’il s’agit d’un mélange entre une fête populaire traditionnelle catalane, une fête musicale de quartier et une exposition géante d’art populaire. Cependant, pour mieux comprendre l’esprit de cette fête, il faut bien plus que quelques mots car c’est une culture, des valeurs, une histoire qui s’expriment à travers cette fête.

Au fond, pour mieux comprendre cette fête, il faut la décrire plus en détail, à l’aide d’exemples s’il le faut. Pendant le montage par exemple, les habitants qui travaillent toute la nuit dans les deux derniers jours n’hésitent pas à réveiller leurs voisins à 5h30 quand ils ont besoin d’aide. Des rituels se sont d’ailleurs mis en place lors du montage :
• on prévoit des pétards à allumer au moment où l’on va se coucher, peu importe l’heure ;
• un chocolat chaud est servi à tous ceux qui ont travaillé toute la nuit.

Pendant la fête, les habitants s’occupent de toute l’animation de leur rue, du bar à la scène de concert en passant par les ateliers ou les repas collectifs. On peut par exemple croiser à minuit un habitant, qui monte à l’échelle pour réparer un problème électrique.

Bref, il s’agit bel et bien d’une ambiance populaire et dans le public, c’est très bon enfant. Sur tout le week-end du 15 août nous n’avons jamais ressenti de tensions, nous n’avons pas vus de bagarres, ni de casse, pas non plus d’emmerdeurs, au contraire, partout la fête la plus joyeuse et pacifiste. Pas non plus de conflits entre policiers et civils, les premiers peuvent bien traverser la place de la Révolution en scooter au travers d’une foule qui scande la chanson du Che, personne ne semble dérangé. Parfois les jeunes fraternisent avec la police et posent leurs sacs dans la fourgonnette.

En dehors du respect entre les hommes, c’est le respect du public vis-à-vis des créations posées dans les rues qui est exemplaire. Malgré la marée humaine qui envahit constamment les rues dès le milieu d’après-midi et jusqu’à au moins 3h, les constructions sont encore en état à la fin du week-end. Sur toute la durée de la fête, ce sont 2 millions de personnes qui envahissent les rues et le tout sans dégâts notables.

Ensuite, il faut noter que cette fête s’inscrit dans la culture d’un quartier historiquement très populaire car c’était un quartier ouvrier. Ce quartier a gardé des traces de son passé comme engagement pour l’indépendance de la Catalogne. On y voit d’ailleurs dans chaque rue des drapeaux indépendantistes catalans qui flottent aux balcons. L’engagement politique est d’ailleurs présent sur de nombreuses places où l’on peut lire des messages tels que « Totes a la vaga ! » (Tous à la grève !) ou encore « Tot aixo amb la UE no és possible ! » (Tout celà n’est pas possible avec l’Union européenne).

Cet engagement s’est exprimé apparemment dans l’action politique de la ville par la création d’un département du bien-être social et familial. Sur le plan alternatif, on y trouve aussi un squat de punks mais à quelques rues de là, c’est tout le cliché de la rue de bobos qui s’exprime avec ses magasins de thé chics, de vêtements équitables même pour enfants et de vélos du dernier cri.

Tentativa de describir el espíritu de la fiesta

Para describir la Festa Major de Gracià, las palabras me faltan. Se puede intentar diciendo que se trata de una fiesta tradicional, cuyo corazón está compuesto de un concurso de decoraciones de calle. Por mi parte, diría que se trata de una mezcla entre une fiesta popular tradicional catalana, une fiesta musical de barrio, y una exposición gigante de arte popular. Sin embargo, para entender mejor el espíritu de esta fiesta, se necesita mucho más que algunas palabras, porque es una cultura, valores, una historia que se expresan a través de esta fiesta.

Para entender mejor esta fiesta, hay que describirla en detalles, dando ejemplos si necesario. Durante el montaje por ejemplo, los habitantes que trabajan toda la noche durante los dos últimos días no dudan en despertar a sus vecinos a las 5h30 cuando necesitan ayuda. Rituales están previsto durante el montaje:
– se prevén petardos para cuando la gente se va a acostar, no importa la hora;
– un chocolate caliente está servido a todos los que trabajaron toda la noche.

Durante la fiesta, los habitantes se encargan de toda la animación de su calle, del bar a la escena de concierto, pasando por los talleres o las comidas colectivas. Por ejemplo, se puede cruzar a la medianoche, un habitante en una escalera reparando un problema eléctrico.

En fin, se trata de un ambiente popular y amigable. Durante todo el fin de semana, nunca sentimos tensiones, no vimos peleas, nada roto, no pesados, a lo contrario, la fiesta más alegre y pacifista. No conflictos entre civiles y policías, los primeros pueden atravesar la plaza de la revolución en scooter a través de una muchedumbre cantando la canción del che, a nadie le importa. A veces, los jóvenes fraternizan con la policía y dejan sus bolsos en la furgoneta.

A parte del respecto entre hombres, es el respecto del público hacia las creaciones de las calles que es ejemplar. A pesar de la multitud que invade las calles desde la tarde y hasta las 3 de la mañana, las construcciones están en estado perfecto al final del fin de semana. Durante la fiesta, 2 millones de personas invaden las calles, sin daño.

Y entonces, hay que notar que esta fiesta forma parte de la cultura de un barrio históricamente muy popular, porque era un barrio obrero. Este barrio guardó huellas de su pasado como compromiso para la independencia de Cataluña. Se pueden ver en cada calle banderas independentistas catalanes en los balcones. El compromiso político está presente en muchas plazas donde se pueden leer mensajes como “« Totes a la vaga ! » (Todos en huelga) o « Tot aixo amb la UE no és possible ! » (Todo esto no es posible con la Unión Europea).

Este compromiso se expresó también en la acción política de la ciudad, con la creación de un departamento de bienestar social y familiar. En el nivel alternativo, se encuentra en el barrio una propiedad invadida, pero a algunas calles de ahí, es todo el cliché bobo que se expresa, con las tiendas de té elegantes, las tiendas de ropa equitativa incluso para niños, y las de bicicletas a la moda.